
Une nouvelle micro-entreprise environnementale
dans Nicolet-Bécancour
Un réseau où se prépare l'avenir.
Au moment où les défis qui nous attendent au XXIe siècle nous imposent de nouvelles façons de faire, les valeurs et attitudes entrepreneuriales et environnementales n'ont jamais été aussi indispensables à notre développement.
La SADC de Nicolet-Bécancour, en collaboration avec le Réseau québécois des écoles micro-entreprises environnementales, développera au cours de l'année scolaire 2007-2008, un projet d'entreprise dans une école primaire de la Commission scolaire de la Riveraine.
Ce projet éducatif permettra aux jeunes de développer leur plein potentiel en privilégiant la diffusion des connaissances sous des formes variées, en suscitant la créativité, l'autonomie, la confiance en soi, le sens des responsabilités, la solidarité et le leadership et en les engageant à faire des gestes citoyens qui favorisent la protection de l'environnement humain et physique.
Le site "Ensemble, vert l'avenir" présentera les différentes étapes de réalisation du projet au cours de la prochaine année scolaire. La démarche présentée permettra à d'autres écoles du milieu de développer des projets similaires.
Pour plus d'information:
Réseau québécois des écoles micro-entreprises environnementales
Journal de bord - 31 octobre 2007
par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse
Un atelier la journée de l’Halloween ! L’ambiance était assez à la fête, croyez-moi ! Les membres du comité sont arrivés, l’un après l’autre, avec leur chapeau thématique. Un chance que j’avais les plumes de mon costume de Pocahontas.
Nous avions un seul objectif pour la séance : que les membres désignent le «département» dans lequel ils souhaitaient travailler. Pour l’exercice, notre entreprise se divise en quatre sections : marketing, comptabilité, ressources humaines et production. D’après vous, quel département s’occupe du contrôle de la qualité ? Lequel recherche des commanditaires ? Qui fournit des informations financières ? Et qui tient un registre des présences ? Donc, avant de permettre à chacun des membres de choisir, nous avons fait un exercice leur permettant de bien comprendre le type de tâche pouvant leur être confié.
Devinez dans quel «département» il y eut congestion ? Eh oui, la comptabilité. Certains ont dû faire un petit sacrifice afin qu’Étienne ne soit pas seul dans le département des ressources humaines !!!

Journal de bord - 23 octobre 2007
par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse
Aujourd’hui, la tension reposait sur les épaules des animateurs : on animait une activité de créativité. C’est-à-dire une «tempête d’idées» nous permettant de faire jaillir le plus de suggestions de produits possibles de la part des participants. Ici, des élèves de 4e, 5e et 6e année de l’École La Source de Ste-Cécile-de-Lévrard.
Il fallait, en une demi-heure, en arriver à un consensus sur un produit à fabriquer. Il faut en même temps sélectionner une idée réalisable et faisable à l’intérieur des balises de temps, d’argent et de capacité de production réaliste.
Eh bien, mission accomplie. D’abord, une dizaine de jeunes accompagnés de leurs professeures ont rempli le tableau d’idées de produits. Des idées très intéressantes !
Rappelons que l’idée devait tourner autour de la transformation de papier recyclé. Le consensus s’est porté vers la réalisation de calepins et blocs-notes personnalisés. De son côté, Eve-Marie trouvait les idées tellement emballantes, qu’elle tenait à savoir si on pouvait fabriquer plusieurs produits. Nous allons commencer par s’organiser afin de fabriquer et promouvoir un produit … par la suite, bien on verra !!!
Journal de bord - 17 octobre 2007
par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse
«Je ne manquerais pas les ateliers sous aucune considération», m’a dit Étienne en entrant dans le local mercredi dernier. Wow, quel enthousiasme !
Nous avons eu droit à un «Atelier environnemental» TRÈS intéressant présenté par Madame Gabrielle Turcotte. D’ailleurs, elle offre ce service à toutes les écoles primaires du territoire. Un coût minime y est rattaché. On y apprend plein de choses !
Saviez-vous que 80% de nos déchets sont récupérables, mais que seulement 18% de ceux-ci se retrouvent à la récupération ? Nous avons encore énormément de chemin à faire.
Le clou de l’atelier fut de permettre aux élèves présents de «trier les poubelles». Est-ce que tu as des gants ? A demandé Antoine. Il a vraiment pris au sérieux l’activité ! En fait, Madame Gabrielle a vraiment un sac poubelle rempli de différents objets - propres évidemment! Les enfants pigent un objet qu’ils doivent diriger au bon endroit : récupération, poubelle, matière dangereuse ou organisme communautaire afin de lui donner une seconde vie. Tout au long de l’exercice, on sensibilise les personnes présentes au 3R, c’est-à-dire Réduire, Réutiliser et Récupérer.
Saviez-vous qu’avec les bouteilles d’eau en plastique transparent, on fabrique des vêtements en polar ? Saviez-vous que le verre et le métal peuvent être recyclés indéfiniment ?
Cet atelier a connu un succès multiplicateur, puisque le directeur de l’école m’a dit que, l’après-midi suivants, les élèves lui ont raconté ce qu’ils avaient appris. Ils ont également partagé leurs connaissances avec les autres enfants de l’école !
En terminant, une phrase de réflexion :
«Le déchet qui pollue le moins
est celui qu’on ne consomme pas.»

Journal de bord - 9 octobre 2007
Par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse
Pourquoi les entreprises existent-elles ? Voilà la première question à laquelle devaient répondre les membres du comité de gestion de la micro-entreprise environnementale de Ste-Cécile-de-Lévrard ( ils sont tous en 4e-5e et 6e année ). Et vous, quelle est votre réponse ? Avouez qu’il faut quand même y réfléchir. Si votre réponse tourne autour de «répondre à un besoin» vous avez tous vos points!
En fait, l’objectif de l’atelier d’aujourd’hui est de permettre aux élèves de bien comprendre ce qu’est une entreprise. Avec eux, nous avons identifié plusieurs entreprises présentes dans leur milieu. Nous avons aussi fait l’exercice de nommer les besoins comblés : garage, salon de coiffure, épicerie, station-service et la Coop de Parisville !
À la question: «Dans une entreprise, est-ce que tout le monde fait la même chose ?» Étienne a mentionné que les comptables sont plus souvent cachés ! Fort probablement qu’il voulait dire qu’ils avaient un bureau fermé. Ensemble, nous avons répertorié quatre «départements» dans une entreprise : le marketing, la comptabilité, les ressources humaines et la production.
L’aspect budgétaire est toujours très important dans un projet. Ainsi, en équipe de quatre, avec un budget fictif de 20$, les élèves devaient planifier un souper d’amoureux, une fête d’anniversaire ou un déjeuner. Ils avaient 5 minutes pour découper les articles dans les circulaires. Mais, par-dessus tout, il devait respecter le budget…; que de sacrifices et de discussions nous avons soulevés !

Journal de bord - 28 septembre 2007
Par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse - SADC
Avant le dîner, tous les élèves de l’école La Source de Ste-Cécile étaient réunis dans le gymnase. D’abord, pour féliciter tous ceux et celles qui avaient complété leur candidature et passé l’entrevue de sélection. Une bonne main d’applaudissement! Par la suite, vient le moment tant attendu, l’annonce des 12 candidatures retenues… Étienne, Eve-Marie, Annabelle, Stéphanie, Anne-Laurie, Amélie, Gabriel, Antoine, Maude, Majorie, Shaomy et Olivier. Ce sont eux qui assumeront la gestion de la micro-entreprise environnementale.
Le travail ne fait que commencer pour eux. Le premier atelier du comité de gestion a eu lieu quelques minutes après l’annonce de leur sélection. Ils sacrifiaient leur heure du midi et demeuraient en classe pour apprendre à mieux connaître les membres du comité et pour expérimenter le travail d’équipe.
Évidemment, nous avons élaboré des activités à base de jeux et d’histoires afin de mieux faire passer la matière. D’abord, ils ont joué à «Trouves quelqu’un qui ...». Parmi les gens présents, ils devaient trouver une personne ayant des habiletés ou des caractéristiques définies sur une feuille et les faire signer.
Par la suite, Philip du CJE a lu l’histoire des oies. En fait, comment les oies constituent une force de la nature par le travail accompli lors de leur migration. Les élèves ont fait des parallèles avec l’entraide, l’esprit d’équipe et la collaboration.
Pour terminer l’atelier, ils devaient reconstituer des cercles brisés... mais sans parler ( en trouvant d’autres moyens de communiquer ). Les filles se sont démarquées avec des moyens plus subtils pour se parler … et se comprendre !!!

Journal de bord - 20 septembre 2007
Par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse - SADC
Trente… ils étaient trente candidats à postuler pour l’un des douze sièges de membres du comité de gestion de la micro-entreprise environnementale. C’est pratiquement la moitié de tous les élèves de l’école La Source de Ste-Cécile-de-Lévrard. Voilà une preuve de l’intérêt manifesté envers ce projet !
Le choix n’a pas été facile. Imaginez … ils sont en 4e, 5e et 6e année. Nous avons présenté une «offre d’emploi». Ils devaient se préparer en fonction de quatre questions axées sur les qualités suivantes : avoir des idées, être capable de s’exprimer, être débrouillard et aimer travailler en équipe.
Ils avaient fait leurs devoirs. Ils étaient préparés. À la question, s’ils aimaient mieux faire un exposé oral plutôt qu’écrire un texte, la plupart ont mentionné l’exposé oral. En poussant plus loin, pour savoir s’ils aimaient parler devant une autre classe que la leur, «Ben là, c’est un peu plus gênant» me répondaient-ils. «Mais, si je ne suis pas seul, c’est pas gênant».
Ce n’est pas évident d’en choisir douze. Ils sont tous allumés ! Ils voulaient tous faire partie du projet. Je me console en me disant que c’est un projet d’école. À un moment ou l’autre de l’année, tous les élèves seront sollicités pour accomplir l’une des nombreuses étapes de démarrage, de gestion ou de production de la micro-entreprise.

Deux ressources précieuses au développement du projet: Lucie Proulx, SADC de Nicolet-Bécancour et Philip Powers, CJE Nicolet-Yamaska-Bécancour.
Journal de bord - 13 septembre 2007
Par Lucie Proulx, conseillère Stratégie Jeunesse SADC
J’ai remis les pieds dans une classe de niveau primaire. Je n’y étais retournée depuis belle lurette. En fait, depuis que j’avais fréquenté l’école primaire … dans les années ‘80.
Il était fascinant de voir ces enfants nous écouter leur présenter une micro-entreprise environnementale.
En fait, le but de la rencontre était de leur exposer le projet afin qu’ils puissent répondre à «l’offre d’emploi». Eh oui, pour faire partie du comité de gestion, les élèves doivent se préparer comme s’ils appliquaient pour un emploi. Rien de compliquer, ils doivent répondre à quatre questions leur permettant de mieux se connaître.
En fait, nous sommes à la recherche d’une douzaine d’élèves de l’école La Source de Ste-Cécile-de-Lévrard, qui seront à même de prendre les décisions et les orientations de leur micro-entreprise environnementale. Qu’est-ce qu’on fabrique ? Combien en produisons-nous ? Etc.
Les élèves savent que nous réutiliserons du matériel qui habituellement se retrouve à la récupération, d’où l’expression environnementale reliée à entreprise !

L'équipe de l'école La Source de Ste-Cécile-de-Lévrard.

